Préparation Triathlon


Par Christel Robin

Les premières expériences

Les premières expériences sont pour moi très importantes car la nouveauté apporte souvent des sensations inoubliables, mais aussi parce que c'est là que s'ancrent certains ressentis, qui conditionneront en partie les expériences suivantes et notre manière de vivre le triathlon en compétition et au quotidien. "Plaisir" est donc pour moi le maître-mot, et cela doit être le but premier de notre pratique, à tous les niveaux. Côté entraînement, les premiers temps sont du tatonnement où l'on va se constituer une manière de fonctionner qui nous est propre.

"Faire le maximum du minimum"

En fonction de son passé sportif et de ses objectifs de distances, je pense que faire le "maximum du minimum" est pas mal, c'est à dire pratiquer les trois disciplines de manière assidue et généreuse, sans négliger toutefois ce qui nous tient à coeur à côté. Dès que l'on commence à se forcer, c'est mauvais, voire trop tard. Pendant ces moments d'expérimentation, tester son alimentation pendant l'effort est primordial, il faut voir comment le corps absorbe les produits en conditions de stress. Essayer différentes choses, à différentes fréquences permet de mettre en place un mode opératoire personnel.

Préparation & alimentation

Pendant ma préparation, j'essaie de m'entraîner régulièrement, tout en acceptant de réajuster ce que j'ai prévu car parfois je récupère moins bien. C'est dans la phase d'entraînement que l'alimentation commence, car une séance où l'on se sera mal alimenté ou de laquelle on aura mal récupéré peut porter préjucide sur plusieurs jours. Je veille donc à bien boire la boisson d'effort NUTRAPERF pendant les séances (j'alterne pratiquement toujours avec le NUTRAGAINER), et pour récupérer, dans la demi-heure qui suit la fin de l'effort, je prends une boisson de récupération ou mange des fruits secs. J'attache également une grande importance à la ration de protéines au quotidien afin de ne pas entamer la masse musculaire.

A l'approche de son objectif, je pense qu'il est intéressant, de même que l'on affine ses sensations à l'entraînement, de se mettre en place ses petits trucs persos. Je vérifie toujours en piscine les lunettes de natation que j'utiliserai en course ; ce qui est pas mal aussi est de se faire quelques transitions en posant le vélo : s'habituer à répéter les gestes que l'on fera en posant le vélo aide à être plus confiant en course et à y laisser moins d'énergie.

En course, la partie ravitaillement fait partie intégrante de la performance. Sur CD, je fais tout au liquide. Ma boisson d'effort sur le vélo, et à pied, j'alterne eau et coca aux ravitos.

Sur Half, en accompagnement d'un bidon de boisson, je prends un bidon d'eau que j'utilise quand je mange un peu de solide. Une petite barre répartie sur tout le vélo, car j'aime bien avoir un peu de solide. Et à pied, la boisson d'effort, beaucoup moins diluée dans une petite fiole est un bon plan.

Sur IM, toujours boisson d'effort, mais avec beaucoup plus de solide. L'effort est très long, et j'alterne boisson, barres sucrées et en milieu de course, sur une partie roulante de préférence, je sors un petit sandwich au carré frais avec du pain brioché. Cela me permet de couper le sucré et d'avoir un peu de salé, ce qui participe à une bonne hydratation. A pied, même chose que sur Half.

En bref, tout en étant très détendu sur toutes ces petites choses, on doit se créer des repères qui nous sont propres et qui viendront décupler notre capital confiance.

Christel ROBIN

Championne de France élite de triathlon longue distance

Vainqueur du Tristar 2010 de Monaco