L’interaction entre le cerveau et les muscles varie selon le sport pratiqué

Publié le 09/10/2015

muscu vs enduranceSelon une nouvelle étude réalisée par l’Université du Kansas et publiée dans la revue « Journal of Sports Sciences et Muscle & Nerve », les personnes qui pratiquent des sports d’endurance entraînent leur cerveau à communiquer différemment avec leur corps que les personnes qui pratiquent la musculation.

La base de l’étude

Lors de cette étude, 15 participants en bonne santé ont été recrutés pour réaliser les tests, soit 5 individus pratiquant l’endurance (à raison de 100km/semaine en moyenne depuis 3 ans), 5 individus pratiquant l’haltérophilie (à raison de 4 à 8h d’entraînement/semaine, depuis 4 ans), et 5 sédentaires.

Des électrodes capteurs mécanomyographiques et éléctromyographiques ont été reliées à leurs muscles quadriceps permettant d’analyser l’activité musculaire. L’exercice consistait à étendre leur jambe à partir d’une position assise afin de pouvoir mesurer les contractions des muscles et la force exercée.

Les résultats

L’étude a révélé que les sportifs d’endurance étaient plus rapides dans la contraction des muscles que les autres participants. Les haltérophiles et les sédentaires, eux, avaient des tendances de communication similaires.

Ces résultats révèlent le fait que l’homme pourrait être plus enclin à s’adapter naturellement à certains types d’exercices physiques, en l’occurrence à l’endurance, plutôt qu’à des exercices employant la force.

 

Sources :

Trent Herda, Jacob Siedlik, Michael Trevino, Michael Cooper, Joseph Weir. Motor unit control strategies of endurance- versus resistance-trained individuals. Muscle & Nerve, 2015.

Michael A. Trevino, Trent J. Herda. The effects of chronic exercise training status on motor unit activation and deactivation control strategies. Journal of Sports Sciences, 2015.

A propos de l’auteur : Laboratoire LESCUYER